10 janvier 2019

Elle m’obnubile, elle m’obnubile ! Oui, oui, avant, oui, avant, je ne la regardais pas, attiré comme un imbécile par le modèle plastique d’une époque aride, j’émancipe désormais ma goinfrerie, et j’exige ses nichons qui débordent de mes mains, ses hanches larges en poupe de bateau, son cul glorieux et son ventre autour duquel naviguent mes bécots. Flagellez-moi ! Éviscerez-moi ! Ébouillantez-moi ! Je pèche par gourmandise, et je continuerai, et je m’acharnerai, bisoutant son visage qui irradie, ma céleste incarnation, solide, tangible, opulante, et oui, adipeuse, à la peau joliment souvelée par des vagues de cellulite, cette épouvante contemporaine si tranquillement acceptée autrefois et, reprenant en l’inversant Henri Barbusse, je souhaite, je prie, pour ne jamais me réveiller d’elle.

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