Journal (18)

Le fluide de l’esprit, toutefois, ne se maîtrise guère longtemps, il sape, il érode, les doctrines à l’apparence la plus solide, les credos les plus vaniteux, il ronge progressivement les fondations des prisons de l’intellect, et de faille en brèche, son tumulte et son bouillonnement explosent les murailles qui se prétendaient éternelles, pour ensemencer encore de son doute les cerveaux qui l’hébergent.